Description
Le château de la Bretonnière, monument historique, peut être visité, principalement les extérieurs, d'avril à septembre sur rendez-vous.
Le château de la Bretonnière est l'une des plus anciennes demeures de la Drôme des Collines. Initialement maison forte édifiée vers 1450 à la fin de la guerre de Cent Ans, il a été construit sur un promontoire rocheux surplombant la vallée de la Galaure, s'appuyant probablement sur une première construction médiévale.
Cette propriété appartient aujourd'hui à une famille qui œuvre à sa restauration, dans le respect de son authenticité, depuis plus de 40 ans. Elle entretient un lien étroit avec le monde de l'art, par ses peintures son parc de sculptures et d'accueil d'artistes lors de concerts et d'expositions organisées aux alentours.
Son historique :
L'histoire de la Bretonnière remonte au Moyen-âge. Maison forte à toit pentu et à fenêtres à meneaux, flanquées de plusieurs tours. On l’appelait «la Seigneurie de la Bretonnière».
Celle-ci fut érigée sur un promontoire rocheux, fort probablement, à partir de bâtiments abritant une garnison militaire liée aux fameux bretons qui prenaient possession de territoires au sud de l’Europe.
L’ensemble architectural prit de l’ampleur vers les années 1400. Puis, à partir du XVII ème siècle, la Bretonnière subit quelques transformations dans le style gentilhommière, destinées à la rendre plus ouverte à l’instar des châteaux qui se construisaient le long de la Loire, avec un toit d’ardoise percé de chiens assis et des porte-fenêtres éclairant le grand salon et la salle à manger. Cependant, les anciens meneaux sont toujours visibles et nous devons noter que la charpente actuelle du corps principal date bien du XV ème siècle. Cette bâtisse, aujourd’hui séparée des corps de ferme, est encore fortement marquée par l’époque Renaissance, avec dans la cour d’honneur une tour octogonale avec des fenêtres à meneaux et abritant un grand escalier en vis. On y accède par une très belle porte surmontée d’une moulure en anse de panier et ornée d’un fronton avec blason en partie effacé à la Révolution.
Cette propriété a appartenu à plusieurs familles nobles et célèbres dans le Dauphiné. Dès le XIII ème siècle, on retrouve les noms de ces familles aristocrates qui se sont transmises cette propriété, notamment par les mariages, jusqu’à la révolution.
Ainsi nous pouvons citer les familles :
D’ALLEMAND
CLERMONT-CHASTE
ROSTAING-CHAMPFERRIER
De BOVET
NUBLAT
Chacune a laissé son empreinte sur certaines cheminées, vitraux ou autres pièces d’architecture. Ainsi nous retrouvons des blasons représentant notamment le bœuf des Bovet et les clefs des Clermont dans certains écussons. Fin 19ème, on voit apparaitre un nouvel écusson contenant 3 trèfles, réalisé à la demande du propriétaire de l’époque. Le salon sera agrandi et serons confectionnés boiseries, soieries, vitraux, décors de plafonds qui rendront la demeure plus prestigieuse.
Après la révolution, la propriété passe aux mains de plusieurs grandes familles de notables.
Le Colonel Hyppolite BAJARD.
Ferdinand ST CYR MAILLE
Vincent Marie De GARCIN De MURE, Vicomte de LARNAGE
L’industriel Claude Félicité BALLET-GALIFET, adjoint au Maire de la ville de LYON qui a racheté en 1894 la propriété au Vicomte De LARNAGE. Ce sont ces deux propriétaires qui, au 19ème, feront réaliser des travaux d’embellissement importants ainsi qu’un aménagement du parc par le célèbre paysagiste Joseph LINOSSIER (qui officiera pour la villa BERLIET). Monsieur Ballet-Galifet fut très fier d’y recevoir alors le Président de la République Emile LOUBET, originaire de Montélimar.
Maurice MOATI et Yvonne BLUM.
Les avant-derniers propriétaires étaient des industriels (soyeux) Lyonnais (Famille LONGIN -GAUTIER BERNARD), suivis d'une famille de Francfort, Friedrich Paul BIMBOESE apparentée à Karl Rudolf Gerd VON RUNSTEDT, chef d’état-major de la XVème armée allemande)
Après avoir été convoitée par Alain Delon et Charles Trenet, selon la légende, cette propriété appartient maintenant à une famille qui s’attache à la restaurer dans les règles de l’art depuis plus de 30 ans et la fait revivre par l’accueil d’artistes en villégiature ; Ainsi, ont été organisés des concerts et expositions (Claire Chevrier, Valérie Dumas, Jean Pierre Blanpain, Alain Bachelard et bien-sûr le peintre Jab, de la famille BOIGE…. Citons, pour les musiciens, le quartet de jazz d’Alain Brunet, Dhafer Youssef et Zakir Hussain, Sly & Robbie et Nils Petter Molvaer, Marcio Faraco avec Stephane Belmondo, Nolwenn Leroy, Zwy Milshtein, Winfried Veit, Michel Wohlfahrt, Philippe Favier, Claude Viallat, Philippe Louisgrand et la plupart des artistes qui ont exposé au Prieuré de Manthes. On peut citer aussi Nils Tavernier avec son équipe de décorateurs (lors de la réalisation du film sur le Facteur Cheval), ainsi que les renommés psychiatres Daniel Marcelli et Philippe Jammet…
Ce château a été marqué par des histoires originales comme :
Celle de Claude Félicité BALLET-GALLIFET qui a reçu le Président Emile LOUBET.
Celle de la source Sainte Épine, liée au don par Saint-Louis d’une épine de la couronne du Christ à l’archevêque de Vienne, alors propriétaire, et cela suite au rétablissement miraculeux d’un Chevalier Croisé qui avait contracté la peste au retour de Jérusalem. De nombreux chrétiens venaient vénérer en procession cette relique sacrée et prendre de l’eau de la source Sainte Épine dans le bois de la Bretonnière.
Celle de l’eau ferrugineuse de cette même source de la Bretonnière déclarée à la fin du 19ème siècle d’utilité publique et autorisée à être mise en bouteille, réputée pour guérir le « lymphatisme et le scrofule ».
Celle d’Hippolyte BAJARD, chirurgien et politicien qui s’affilia à des sociétés secrètes comme les «Carbonari » en 1821 et aux « Droits de l’Homme », opposé au gouvernement de Louis-Philippe. Il présida la « Société Républicaine de Romans ». Chef de bataillon de la Garde Nationale, en 1834, il fut élu député de la Drôme.
Ou celle plus récente, qui mentionne que cette demeure a servi de refuge à des résistants pendant la guerre de 40 durant laquelle l’un des fils de la maison fut tué au front.
Cette propriété comprend plusieurs parties :
Le Château (la seigneurie), corps principal, avec ses 3 tours dont 2 symétriques parant une façade ouverte sur un jardin-esplanade où l'on trouve un grand cèdre plus que centenaire. La demeure possède encore sa charpente du XV ème siècle.
La commanderie, qui comprend l’orangerie, la salle d’armes et un appartement qui se termine dans une tour.
La loge, petite maison à l’entrée de la propriété.
Enfin le garage, les écuries, le lavoir et le pigeonnier.
Le parc d’environ 5 hectares, composé de prés en terrasses, d’un verger et d’un bois délimité par une combe au creux de laquelle coule la source Saint Épine et qui entoure la Bretonnière.
Uniquement sur RDV












