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MARGOT MONTIGNY

Exposition temporaire

"Juliana Dorso, 140 ans et un jour"
Du 19 septembre 2026 au 18 avril 2027

Le Palais idéal du facteur Cheval présente du 19 septembre 2026 au 18 avril 2027, une nouvelle exposition temporaire: « Juliana Dorso, 140 ans et un jour », La marquise de Sévigné & le facteur Cheval. Avec la participation de Marie Darrieussecq.
(Attention, fermeture du palais idéal et de l’exposition du 15 au 30 janvier 2027)

Juliana Dorso

Née à Rennes en 1990, vit et travaille à Paris. Artiste transdisciplinaire en mouvement, ses médiums de travail intègrent la peinture, le dessin et la narration graphique ainsi que l’installation pour explorer les enjeux autour de l’habitat (collectif, imaginaire, poétique).

Pourquoi cette exposition ?

À l’occasion du quadricentenaire de la naissance de Madame de Sévigné, le Palais idéal du facteur Cheval présente une exposition inédite de l’artiste Juliana Dorso consacrée à la rencontre imaginaire entre deux grandes figures qui ont marqué le territoire de la Drôme et bien au-delà : la Marquise de Sévigné et Ferdinand Cheval.

Le titre de l’exposition 140 ANS ET UN JOUR : c’est ce qui sépare la mort de Madame de Sévigné, le 18 avril 1696, de la naissance de Ferdinand Cheval, le 19 avril 1836.

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Madame de Sévigné

Le parcours invite à redécouvrir Madame de Sévigné non seulement comme une figure historique, mais comme une créatrice majeure dont l’oeuvre continue de nourrir la littérature contemporaine.
Face à elle, Ferdinand Cheval apparaît lui aussi comme un artiste bâtisseur ayant consacré sa vie à l’élaboration d’une oeuvre totale. De tableau en tableau, correspondances, échos et rapprochements révèlent des affinités inattendues entre l’art des mots et celui des pierres.

Grignan

et Hauterives

Le projet dans son ensemble, outre la figure illustre du facteur Cheval, met en dialogue les deux sites majeurs du patrimoine drômois qui, loin de rester figés dans leur histoire, font de la création contemporaine un élément essentiel de leur identité. On retrouve ainsi le château de Grignan, où apparaissent les oeuvres de
Françoise Vergier, Philippe Decrauzat et Vera Molnar, pour rejoindre le Palais idéal. Juliana Dorso y convoque aussi la mémoire des expositions qu’elle y a découvertes au fil des années (Jean-Michel Othoniel, Lena Vandrey, Florian Mermin, Kate MccGwire, Dom Robert) ainsi que le drapeau de la fanfare de Hauterives. L’exposition devient alors une cartographie affective de la relation de l’artiste à
ces lieux.

La vie de

Mme de Sévigné

La narration de l’exposition se construit dans le sillage du grand cycle de Marie de Médicis de Rubens réalisées entre 1622 et 1625, aujourd’hui conservé au Louvre. Chef d’oeuvre de la grande peinture d’Histoire, ce cycle déploie en images la vie, les voyages, les épreuves et la puissance d’une femme. Juliana Dorso reprend ce principe pour raconter, à son tour, une histoire de femmes : celle de la Marquise de Sévigné.
Déplacements, élans des corps, gestes, mains et compositions monumentales deviennent ainsi un vocabulaire visuel librement réinventé. Ce choix résonne d’autant plus que Madame de Sévigné elle-même cite Rubens dans sa correspondance, évoquant à propos de ses peintures qu’elles sont « bien de la vérité ».