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Prune Nourry- Atelier St Denis Venus 25

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Elea-Jeanne Schmitter

Exposition temporaire

"Défense de rien toucher"
Du 31 mai au 6 septembre 2026

Avec « Défense de rien toucher », l’artiste transforme le Palais idéal en un vaste terrain d’expérience sensorielle

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Prune Nourry- Atelier St Denis Venus 40

Prune Nourry

Prune Nourry, née le 30 janvier 1985 à Paris, est une artiste plasticienne multidisciplinaire française. C'est une artiste contemporaine française qui soulève dans ses projets des questions éthiques liées à la notion d'équilibre au sens large.

une relation directe

et physique avec l'oeuvre

Au fronton de son œuvre, dès 1905, Ferdinand Cheval inscrit cette formule aussi énigmatique que poétique : « défense de rien toucher ». Une invitation paradoxale, oscillant entre interdiction et permission, à laquelle Prune Nourry répond aujourd’hui par une proposition résolument généreuse : une exposition entièrement pensée pour être touchée.

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Prune Nourry- Fondation Bullukian

LE TRAVAIL DE LA MAIN

Dans ce dialogue inédit, le Palais idéal, œuvre intime et universelle née des mains de Ferdinand Cheval, se redécouvre à travers celles de Prune Nourry. Reliées par la paume, leurs œuvres affirment une même conviction : créer, c’est résister, réparer, et faire naître à nouveau.

Un dialogue

avec le facteur

Ici, le regard ne suffit plus ; il s’efface au profit du contact, du ressenti, de la mémoire des formes saisies par la paume. Accessible
à toutes et tous, enfants, adultes, publics voyants ou déficients visuels, l’exposition s’affranchit des conventions muséales pour réactiver une relation directe et physique à l’œuvre.
Ce parti pris trouve une résonance profonde avec le geste fondateur de Ferdinand Cheval. Facteur rural devenu bâtisseur autodidacte, formé initialement comme boulanger, il a littéralement « pétri » son Palais. Partout, la trace de la main affleure : dans les reliefs, les aspérités, les accumulations patientes de matière. En invitant à toucher ses propres œuvres, Prune Nourry rend hommage à cette dimension tactile et organique du Palais idéal.

Des oeuvres

dans les jardins du Palais idéal

À l’extérieur des espaces d’exposition, six Vénus en bronze avec peau de terre sont installées en dialogue avec le Palais. Posées sur des socles rappelant la technique locale du pisé, elles sont inspirées des Vénus paléolithiques de la période gravettienne (entre 30 000
et 20 000 ans avant notre ère) et se tiennent droites comme les gardiens du Palais.
Issues du projet collaboratif avec la Maison des Femmes, ces sculptures sont des portraits de femmes de ce lieu de refuge à Saint-Denis pour les victimes de violences. Modelés, marqués, parfois altérés, ces corps portent les traces du temps et racontent une histoire inscrite dans la matière même : celle des cicatrices, des transformations et de la vie nichée dans les plis de la peau.