Dom Robert,Canards de Loul, 1985.Tapisserie de lisse,Dom Robert,Canards de Loul, 1985.Tapisserie de lisse, Aubusson, 131,4 x 144,2 cm.Collection AEC, Cité de Sorèze,
©Dom Robert,Canards de Loul, 1985.Tapisserie de lisse,|Photo J.L. Sard

Exposition temporaire

"Parade"
Du 13 décembre 2025 au 20 avril 2026

Le Palais idéal du facteur Cheval présente du 13 décembre 2025 au 20 avril 2026, une nouvelle exposition temporaire: « Parade », des œuvres de Kate MccGwire et des tapisseries de Dom Robert.
(Attention, fermeture du palais idéal et de l’exposition du 15 au 30 janvier 2026)

Dom RobertDomrobert2
©Dom Robert
Dom Robert

Dom Robert, nom religieux de Guy de Chaunac-Lanzac, né le 15 décembre 1907 à Nieuil-l'Espoir et mort le 10 mai 1997 à Dourgne, est un moine bénédictin, peintre et cartonnier de tapisserie, français.

Avec un paysage sonore

et musical

Pour la première fois au Palais Idéal du Facteur Cheval, deux figures artistiques que tout semble opposer se rencontrent et dialoguent : Dom Robert et Kate MccGwire.
À travers leurs œuvres, c’est un échange sensible entre spiritualité, nature et matière qui s’installe, dans un univers à la fois méditatif, merveilleux et troublant.

L’exposition est accompagnée d’une composition sonore spécialement conçue par Laurent Paulré. Diffusée durant une heure, elle enveloppe les œuvres d’une atmosphère lente et contemplative, invitant le visiteur à ralentir, observer et ressentir.

Kate MccGwire,MAELSTROM(spring), 2024.Kate MccGwire,MAELSTROM(spring), 2024. Technique mixte avec plumes de coqs, 80 x 80 x 1.2 cm.Courtesy de l'artiste et de la galerie Les filles du calvaire
©Kate MccGwire,MAELSTROM(spring), 2024. Technique mixte avec plumes de coqs, 80 x 80 x 1.2 cm.Courtesy de l'artiste et de la galerie Les filles du calvaire
KATE MCCGWIRE, RÉVÉLER L’INVISIBLE

Dans ses sculptures, Kate McWire utilise des centaines, parfois des milliers de plumes, cousues entre elles une à une.

Plumes de sarcelle, d’oie, de pie, de pigeon… toutes les couleurs et les textures sont convoquées. L’artiste cherche à exploiter le reflet naturel des plumes et leur interaction avec la lumière, si bien qu’en se déplaçant autour de l’œuvre, le regard découvre de nouvelles teintes, de nouvelles profondeurs.

Un dialogue

avec le facteur

Cette exposition entre en résonance directe avec l’histoire du facteur Cheval. Comme lui, Kate MccGwire s’inspire de ce que la nature offre, mais rappelle que la création naît aussi de la transformation, de l’assemblage, du geste humain.
À l’image du facteur découvrant sa pierre « spéciale », la matière brute devient œuvre par la persévérance et l’imaginaire.

Le parcours fait également référence à l’univers du reliquaire, cher au Palais Idéal, et à une vision du merveilleux peuplée de symboles et de figures hybrides.

L’étendoir de la fanfare, retrouvé dans l’été 2025, est très lié à l’histoire du Facteur Cheval. Il est présenté dans l’exposition grâce à son lien avec l’inauguration du Palais Idéal dans les années 1905 à 1914. L’importance du blason se retrouve aussi dans ses mascottes : deux autruches portant une croix entourée de quatre points. Cet oiseau, symbole particulier, n’était présent qu’à un endroit d’ Hauterives autour des années 1900 : le Palais Idéal.

Un clin d’œil historique accompagne l’ensemble : le son est diffusé à partir d’un gramophone de 1900, renforçant le lien entre passé, mémoire et création.

L'oeuvre centrale

Une mémoire en plume

Au cœur de l’exposition, une œuvre centrale composée de plumes de pigeon incarne pleinement cette relation entre nature, humain et mémoire.

Certaines plumes portent encore le tampon d’un numéro de téléphone : celui du propriétaire, au cas où l’oiseau se perdait lors de ses voyages. Kate MccGwire s’est construit un réseau important au fil des années. Il lui permet de recueillir les plumes directement auprès de quelques propriétaires. Collectées, triées et méticuleusement nettoyées, lors d’un processus long et exigeant, Kate MccGwire les réassemble ensuite au cœur de ces œuvres.

Sur cette création, le centre de l’œuvre est constitué des extrémités mêmes de ces plumes, le calamus, créant une forme dense et presque organique.

La disposition de l’œuvre, face à la seule tapisserie de l’exposition composée de chevaux, fait écho à une représentation singulière du Facteur Cheval par Picasso, où il apparaît comme un cheval à tête de pigeon — une nouvelle chimère, entre l’homme, l’animal et le mythe.